lundi 5 décembre 2011

Nuit noire

Des amis bouddhistes m'ont dit que tout ce qu'on fait dans cette vie, en bien ou en mal, définissent le départ de la vie suivante (Bon ok je simplifie un petit peu mais je suis véto pas philosophe . Et heureusement parce que si c'est pour porter des grandes chemises blanches ouvertes sur le poitrail et avoir à supporter une femme comme Arielle Domsbale). J'espère juste que il y a une espèce d'exemption pour les vétérinaires, ou un genre de bonus de départ parce qu'avec les euthanasies, on va vite partir dans une vie de mollusque bivalve (Remarque c'est peut être bien comme vie après tout, faut juste supporter la promiscuité d'une jardinière de légumes et la présence de vin blanc dans tes derniers instants, à feu moyen). Je sais que c'est pas très drôle comme sujet alors que je n'avais plus rien écrit depuis des mois mais fallait que j'en parle.

Parce que c'est vrai que ce métier est un des plus beaux du monde , mais si il y a bien un truc auquel je ne me ferai jamais c'est les euthanasies. Au début, je prenais cet acte comme un constat d'échec. Et puis avec la maturité (à 40 ans , je pense qu'on peut dire qu'on est mature) comme un rappel à l'ordre, une façon de se dire qu'on doit rester humble et qu'il y a encore moyen d'améliorer les choses. Mais quel torture à chaque fois. Qu'est ce qui me donne le droit d’ôter la vie? J'ai beau me retrancher derrière des trucs comme "il souffrira plus" ou "il est mieux là ou il est", rien n'y fait. Je vais gamberger pendant des heures avant de pouvoir m'endormir. D'après certains , c'est le signe que je ne suis pas un psychopathe mais juste insomniaque...

Promis, la prochaine fois , je reviens avec un sujet plus amusant comme l'importance de la taille des compresses ou bien encore la bonne gestion de l'armoire à pharmacie.

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